mardi 6 décembre 2011

Kuta Lombok



Avec l'ouverture d'un nouvel aéroport international à Kuta, l'île qui était jusque la plutôt préservée d'un développement touristique anarchique à la Bali risque bien de changer de visage d'ici à quelques années. Histoire d'en profiter avant les grands changements annoncés, j'ai donc pris le temps d'aller faire un petit tour du côté de Kuta, un village situé au sud de l'île, qui accueille traditionnellement les surfeurs de tout poil. Kuta, c'est quelques cabanes en bambous construites en bord de plage, un bar sympa et quelques restos correctes. C'est aussi l'assurance d'être bien tranquille et de ne pas se sentir aussi submergée par la foule et les touristes en marcel bintang. C'est enfin une côte magnifique, avec des criques désertes où le bleu de la mer rivalise avec celui du ciel, et où on se dit qu'il fait bon vivre sous le soleil d'Indonésie!
















mardi 1 novembre 2011

Tomohon et le Pays Minahasa

Commençons par la fin. Par un WE qui finit au Novotel de Manado, cocktails et final de la Coupe du Monde de rugby dans chambre privée. Par un WE qui finit dans des draps propres et sur des oreillers douillets.
Car oui, si on commence par le début, je doute que vous poursuiviez la lecture de ce post tellement vous serez horrifiés par ces quelques lignes.
Commençons donc par dimanche. Un dimanche sous la pluie, qui débute a 3h30 du matin dans l'"hotel" Dove Villas de la réserve nationale de Tangkoko. Tangkoko; un parc tout au nord-est des Sulawesi, à quelques dizaines de km de Manado, où l'on peut observer les tarsiers, des singes tout mini qui ne sortent qu'à l'aube, et d'autres espèces animales au combien exotiques. Un dimanche qui début sous la pluie, dans la jungle a 4h30. Lampes frontales, portables ou briquets font office d'éclairage. A la queue leu leu, le groupe progresse dans la jungle pas si jungle que ca puisqu'il suit un sentier largement battu. Le groupe s'arrête au pied d'un arbre particulier, car c'est là qu'il attendra pendant presque une heure, sous une pluie battante, la venue des tarsiers. 5h30, le jour se lève et la jungle se réveille. On entend déjà le cri de ce petit marsupial (piau?), et les plus attentifs auront vite fait de répérer les singes sautant de branches en branches pour rentrer à la maison. Quelques photos et plusieurs gouttes d'eau plus loin, le groupe éreinté se dirige vers le nid du Kalau, ou Hornbill, cet oiseau emblème du peuple Dayak et de biens des régions d'Indonésie. Il n'est pas là, on attend. Et on fatigue. Mais le guide, scotché à son téléphone et son paquet de cigarette, ne revient pas chou blanc et c'est émerveillé que nous avons la chance d'apercevoir un Kalau, haut dans un arbre. Le groupe finit sa matinée par un petit tour sur la plage pour voir les macaques, dont le fessier rose plastique contraste avec le pelage noir. Retour s'ensuit a l'hotel, où tout le monde finit tranquillement sa nuit avant de partir sillonner les routes de la régions, à la découverte des villages perdus dans les collines, des églises et des gens en habit du dimanche, des plages désertes où l'eau est aussi chaude que de la pisse. Pour finir dans la piscine du Novotel....




Enfants observant Laurent en train de faire du snorkeling


Je vous avais dit que c'etait rose. Certes ici il ne s'agit pas des fesses...



Le Kalau






Le samedi est occulté volontairement. Occulté parce que trop sanglant. La journée commence par un tour charmant de Tomohon, petit bourg ou nous avons passé la nuit. Accompagnés d'un guide aux couleurs locales (comprendre = qui ne se changera pas pendant 48 heures), nous faisons un stop "photo" pas loin du Lokon, ce volcan qui est encore en activité et qui a fait parlé de lui cet été pour avoir enfumé le ciel de Manado et contraint l'espace aérien à la fermeture.
Quelques stops photo plus loin, tels de vrais touristes (que nous sommes il faut bien l'avouer), nous entreprenons l'ascension du Mont Mahawu, un volcan toujours en activite mais n'ayant pas montre signe de vie depuis 1998. Merde, et moi qui pensait avoir droit a une eruption en direct... 20 minutes plus haut, superbe vue sur toute la region et surtout sur le cratere du Lokon.



J'occulte volontairement la partie "visite du marche local", au debut sympa, couleurs locales, avec ses piments, ses bananes et cacahuetes. Qui ensuite se transforme en cauchemar avec sa partie "rougeurs locales" comprenez la visite des abattoirs. Je n'ai pas tente l'aventure, mais on y trouve de tout, serpent, chauve-souris, et surtout du chien. Du chien en cage, qu'on attrape et qu'on matraque pour ensuite, au choix le rotir a la broche ou le decouper en quartiers. Du chien qui hurle a la mort comme un chien, qui attend de crever dans sa cage. De la viande quoi. Tres peu pour moi...



Apres cet interlude charmant, retour au recit de la journee qui se poursuit par la visite de deux lacs, le Danau Linaw, lac dont la teinte bleue clair est due aux sulfures, et Danau Tondano, lac immense sur lequel on dejeune, dans un restaurant flottant. On somnole fort dans la voiture, berce par la meme musique qui tourne en boucle depuis des heures et par la fraicheur du climat. Direction un cimetiere traditionnel Minahasa. Les Minahasa sont une ethnie locale, qui avait pour tradition il y a bien longtemps d'enterrer leurs morts assis, en position foetale. C'est aussi cette meme ethnie qui apprecie de manger du chien, du chat, du rat des forets ou des chauves-souris. Vraiment bizarres ces gens...



La suite du WE en haut de ce post...







Le cratere du Lokon


Gunung Mahawu


Humm... comment dire... je vous laisse deviner par vous-memes de quel animal domestique prefere des Francais il s'agit






Oui oui, il s'agit bien de rats




Le Lokon qui ce matin-la fumait bien (voir le nuage de fumee au centre de la photo)


lundi 31 octobre 2011

Singapour mon amour


Aaahh Singapour. Dès que je t'ai vu j'ai su que c'était toi. La ville idéale d'Asie ou il fait bon vivre, où les rues sont propres et les gens souriants, où toutes les cultures se mélangent sans anicroches apparentes et où tout roule, facilement. Tout l'inverse de l'Indonésie, ou se déplacer peut vite devenir une galère lorsqu'on tombe sur un taxi filou, où les rues puent le poisson séché, où les enfants mendient pour deux sous et où les mosquées hurlent à n'en plus pouvoir.
Fade et superficielle a Orchard Road, avec ses magasins Vuitton a la devanture ostentatoire, Singapour se révèle dans Little India ou Chinatown, et Arab Street donne envie de rester en terrasse à fumer une chicha en profitant de la moiteur du climat. C'est ce contraste qu'on apprécie à Singapour, mais aussi sa douceur de vivre. Un week-end la-bas, c'est comme être dans une bulle pendant 48 heures, les yeux grands ouverts devant tant de différences culturelles si savamment agrégées. Un week-end là-bas c'est comme faire un saut en Europe, où on retrouve ses habitudes si rapidement. Et puis il faut rentrer, retrouver la puanteur de Jakarta, les bouchons et les gens pressés dans l'avion, arriver à Balikpapan pour prendre un taxi dont le chauffeur rotera pendant tout le trajet. Il faut rentrer et se dire: mais bordel quand est-ce que j'y retourne??????

Little India








Chinatown



L'auberge


Du coté d'Arab Street


En passant sur Orchard Road





Et puis il faut bien l'avouer, on va aussi a Singapour pour ca: SHOPPPPIIINNNNNNGGGGG!